Une junior entreprise est une association loi 1901 régie par l’arrêté Bérégovoy (1988). Elle bénéficie de cotisations sociales allégées, mais ses travaux (uniquement prestations de services) doivent comporter une « plus-value intellectuelle » pour les étudiants, s’inscrire dans le cadre de leur formation et faire appel aux compétences liées à leur cursus. Pas question de proposer des petits jobs sans valeur ajoutée pour rafler des avantages fiscaux, il est implanté au sein d’un établissement supérieur, qui fonctionne comme une petite entreprise, sur le modèle d’un cabinet de conseil.
Elle permet aux étudiants de mettre en pratique leurs enseignements théoriques en réalisant des projets pour le compte de professionnels, moyennant rémunération. Chaque Junior-Entreprise propose des services correspondant aux domaines d’activité enseignés par son école.
Les juniors entreprises sont des structures de droit privé régies par le tribunal de grande instance et non par des juridictions commerciales.
La Confédération nationale des juniors entreprises (CNJE) recense près de 120 associations dans l’Hexagone, représentant environ 20 000 adhérents. Elles couvrent des champs d’activité très divers allant de l’optique à l’agronomie en passant par la sociologie et le marketing. En 2003, elles ont réalisé 6 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un étudiant peut y gagner jusqu’à 260 euros par « journée-étude » facturée au client (près de cinq fois le Smic journalier).
Le label « junior entreprise » ne peut être délivré que par la CNJE, qui mène des audits dans son propre réseau afin d’éviter tout problème de concurrence déloyale avec les cabinets traditionnels. Chaque année, de dix à vingt structures font une demande de labellisation auprès de la Confédération.
Comment choisir sa JE ?
Il suffit de prendre contact avec la Confédération nationale des Junior Entreprises. « Il existe actuellement 126 junior entreprises dont 37 sont entièrement dédiées à la création d’entreprise » explique Cédric Legros, président de la CNJE.
Les tarifs et les prestations variant d’une structure à une autre, il ne faut pas hésiter à demander des devis (gratuits à chaque fois). Une fois la Junior Entreprise choisie, il est nécessaire de fixer les objectifs, la cible, la durée de la mission et de mentionner tous ces éléments dans la convention dès le départ. Plusieurs réunions doivent être programmées avec les étudiants afin de valider les différentes étapes du plan d’actions.
Comment se déroule la collaboration?
Une fois la JE choisie, vous signez un contrat qui fixe les objectifs, la cible et la durée de la mission. Vous devez alors programmer avec le ou les élèves concernés les réunions qui jalonneront votre projet. Prévoyez un rendez-vous à chaque étape, en général un par semaine, mais c’est à vous de déterminer cette cadence. «Pour des missions longues, de plusieurs mois, nous présentons plusieurs synthèses partielles», indique Marie Sermadiras de Pouzols, responsable prospection/communication d’HEC Junior Conseil. Vous pouvez donc vous rendre compte rapide ment d’éventuels problèmes et en faire part au président de la JE, qui rectifiera le tir.
Enfin, certaines JE opposent des limites géographiques (difficulté d’intervenir à l’international pour Dauphine Junior Conseil), d’autres refusent des missions trop récurrentes (La JE du Celsa ne pratique pas de prestations de community management) ou trop longues (plus de six mois), peu en phase avec les cycles de formation.

 

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